État des eaux littorales

Les masses d’eau littorales sont divisées en masses d’eau côtières et en masses d’eau de transition (eaux de surface situées à proximité des embouchures de rivières, partiellement salines mais qui restent fondamentalement influencées par des courants d’eau douce).

11 masses d’eau côtières ont été définies pour la Guadeloupe et Saint-Martin.

Les règles d’évaluation de ces masses d’eau sont définies dans l’arrêté ministériel du 9 octobre 2023 modifiant l’arrêté du 25 janvier 2010 relatif aux méthodes et critères d’évaluation de l’état écologique, de l’état chimique et du potentiel écologique des eaux de surface pris en application des article R. 212-10, R. 212-11 et R. 212-18 du code de l’environnement.

L’évaluation de l’état de ces masses d’eau a été actualisée lors du dernier état des lieux de 2025. Elle a été réalisée conformément au guide relatif aux règles d’évaluation de l’état des eaux littorales dans le cadre de la DCE, édité par le ministère de la Transition Écologique et Solidaire (MTES) en 2023.

Système d’évaluation des masses d’eau côtières

L’état d’une masse d’eau côtière est déterminé par deux éléments principaux :

  • un état écologique
  • un état chimique

État écologique

Il correspond à la qualité de la structure et du fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Il s’établit sur la base d’un écart à des « conditions de référence » (conditions représentatives en l’absence ou la quasi-absence de perturbations liées à l’activité humaine). Il est déterminé à partir de l’évaluation de différents éléments de qualité :

  • des éléments de qualité biologiques
  • des éléments de qualité physico-chimiques, qui interviennent essentiellement comme facteurs explicatifs des conditions biologiques
  • des polluants spécifiques de l’état écologique (substances déversées en quantités significatives dans un bassin hydrographique), qui sont susceptibles d’influencer le fonctionnement des écosystèmes (de manière complémentaire aux molécules suivies pour l’état chimique)
  • des éléments de qualité hydromorphologiques, qui influencent le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Ces éléments ont moins d’incidence sur les calculs que les autres éléments de qualité. Ils servent uniquement à confirmer le très bon état écologique d’une masse d’eau.

Une matrice d’agrégation entre ces différents états fournit ensuite l’état écologique selon la règle dite du paramètre le plus déclassant.

Pour définir l’état écologique, chaque masse d’eau est ainsi classée dans l’une des 5 classes suivantes :

État chimique

Il est déterminé par mesure de la concentration de 43 substances polluantes (ou familles de substances) et au regard du respect des normes de qualité environnementale (NQE), par le biais de valeurs seuils. Cette liste comprend des métaux lourds, des pesticides et des substances d’usage industriel. L’évaluation de l’état chimique de l’eau des MECOT s’appuie sur l’utilisation d’échantillonneurs passifs.

À noter toutefois que l’évaluation de l’état chimique réalisée dans le cadre de l’EDL 2025 revêt un caractère partiel : elle est basée sur une partie seulement des substances prioritaires prévues par la DCE (24 substances ou familles de substances sur 43).

L’état chimique est défini par l’une des 2 classes de qualité suivantes :

Synthèse de l’état des masses d’eau côtières

L’état environnemental des masses d’eau côtières ne doit pas être confondu avec les résultats du contrôle sanitaire des eaux de baignade, qui porte principalement sur des aspects microbiologiques).

Les résultats de l’EDL 2025 montrent ainsi que l’ensemble des 11 MECOT ne sont pas conformes à l’objectif de bon état écologique. En revanche, toutes les MECOT présentent un bon état chimique partiel, à l’exception de la FRIC08 qui est en état indéterminé (les échantillonneurs passifs n’ont pu être récupérés).

Analyse des déclassements de l’état des MECOT

L’état d’une masse d’eau peut être déclassé par un ou plusieurs éléments.

Pour l’état écologique, les éléments principaux causant le déclassement des MECOT sont :

  • des éléments de qualité biologique (indicateurs benthos, herbier et/ouphytoplancton) pour 11 MECOT
  • des éléments de qualité relatifs aux polluants spécifiques de l’état écologique (PSEE, à savoir ici la chlordécone uniquement) pour 8 MECOT
  • des éléments de qualité physico-chimique généraux (température, oxygène dissous et/ou transparence) pour 3 MECOT

Pour l’état chimique, aucun déclassement de MECOT n’a été constaté.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le rapport de l’état des lieux 2025 en cliquant ici.

Consulter la synthèse 2023 sur la qualité environnementale des eaux littorales