COPIL itinérant dans les marais de Port-Louis

Publié le 17.06.2026

Milieux aquatiques

En ce 19 juin 2026 et après plus de 2 ans d’expertise (opération confiée au bureau d’études AnteaGroup), toujours en étroite collaboration avec ses partenaires institutionnels, un COPIL final itinérant et original est organisé à l’attention des gestionnaires, défenseurs et usagers des marais de Port-Louis.

📅 19 juin 2026
🕒 9h
📍
rdv sur le parking de la plage du Souffleur à Port-Louis

Les présentations du jour, qui auront lieu sur le terrain pour plus de représentativité, porteront notamment sur :

  • Le fonctionnement hydrologique de la zone terme (origine de l’eau alimentant les marais, bilan hydrologique de l’hydrosystème, influence des ouvrages hydrauliques, etc.) ;
  • L’état qualitatif des marais, autrement dit la qualité de l’eau et l’identification des pressions humaines à l’origine des pollutions ;
  • Les solutions opérationnelles à mettre en œuvre pour une reconquête de cette zone humide d’importance capitale pour notre territoire.

Les marais de Port-Louis constituent la plus grande zone humide de notre l’archipel. Ils sont constitués d’une vaste zone de mangroves, de plans d’eau, de vasières et de prairies humides qui s’étendent sur près de 430 hectares.

A la fin des années 80, ces marais ont bien failli disparaitre au profit de la société Black Diamond Petroléum ! Classée réserve naturelle en 1987 puis site RAMSAR en 1993, cette zone humide doit sa sauvegarde à la volonté forte de la municipalité de l’époque et la mobilisation des défenseurs des marais.

En 1999-2000, la zone sud des marais a également fait l’objet d’un projet de centrale thermique. Une fois de plus, le projet n’a pu voir le jour grâce à la détermination locale renouvelée du maire et des associations.

En 1999, le Conservatoire du littoral (CDL) a pris le relais pour apporter une protection définitive à cette zone humide d’importance internationale. Depuis, un programme de préservation des marais a été mis en place par la municipalité et ses partenaires. La SAFER (Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural) s’est occupée de la gestion des enjeux liés à l’agriculture. Le Parc National de la Guadeloupe et l’Office National des Forêts sont intervenus pour la surveillance du site et la réalisation de divers travaux d’aménagement. En parallèle, un plan de sensibilisation de la population a été établi pour la sauvegarde de cet environnement remarquable.

Depuis 2022, l’Office de l’Eau Guadeloupe œuvre activement aux cotés de la Municipalité et du Conservatoire du Littoral pour assurer une reconquête de ce milieu aquatique remarquable. Pour ce faire, l’OE971 assure à la fois le financement (budget total estimé à 201 200 € HT) et le pilotage d’une étude ambitieuse visant à mieux comprendre son fonctionnement hydrologique.