Compte rendu de la CTAP du 13 mai 2020

Cette Conférence Territoriale de l'Action Publique avait comme ordre du jour la présentation du plan d’action mis au point dans le cadre de la réquisition des services d’eau pour améliorer l’approvisionnement en eau potable, particulièrement dans les zones les plus impactées par le manque d’eau

La Conférence Territoriale de l'Action Publique (CTAP) s’est réunie le mercredi 13 mai 2020. Étaient entre autres présents le préfet de Région Philippe Gustin, le président de Région Ary Chalus, le président de la commission eau du Département et président de l'Office de l'Eau Marcel Sigiscar, ainsi que les représentants d'Eau d'Excellence, de la CARL, de la CANGT, de la CAGSC, du SIAEAG ou encore des RENOC.

Cette CTAP avait comme ordre du jour la présentation du plan d’action mis au point dans le cadre de la réquisition des services d’eau pour améliorer l’approvisionnement en eau potable, particulièrement dans les zones les plus impactées par le manque d’eau.

  • Le préfet a présenté les résultats du diagnostic des réseaux sur les zones soumises aux tours d’eau ainsi que la feuille de route pour les travaux. D'ici la fin du mois de juillet, 5,3 millions d'euros de travaux, entièrement financés par l'État, seront réalisés pour rétablir un service minimum de l'eau sur les zones les plus impactées, en complément des travaux du plan d'actions prioritaires dont les chantiers se poursuivent en parallèle.
  • Les membres de la CTAP ont par la suite relevé l’impérieuse nécessité de donner les moyens au SIAEAG de poursuivre son activité. Pour cela, ils ont décidé de régler les montants dus au SIAEAG et/ou d’apporter une contribution financière pour un total de 3 millions d'euros.
  • Les élus ont enfin réaffirmé leur volonté commune de création d'une structure unique de l’eau en Guadeloupe et ont appelé l’ensemble des EPCI à voter des délibérations concordantes, avant le 30 juin 2020.

Si cette condition venait à ne pas être satisfaite, le président du conseil régional a informé qu’il solliciterait auprès de l’État une habilitation législative permettant la prise de compétence par le conseil régional de la gestion de l’eau. Cette habilitation permettrait à la collectivité d’assumer en pleine compétence le financement des opérations de reconstruction de l’ensemble du réseau et de favoriser le cofinancement de l’État, comme s’y était engagé le Président de la République sous la condition expresse d’une autorité́ unique.